Conditions des terres cultivables
Si nous avons l'intention de commencer à cultiver en pleine terre (et non en pot ou en conteneur), l'un des facteurs les plus importants est le type de sol dont nous disposons.
L'importance du sol pour la culture est due au fait qu'en plus d'être un lieu de stockage, c'est aussi le laboratoire où la matière organique est transformée en nutriments essentiels pour les plantes.
Caractéristiques du sol :
La qualité de notre sol dépendra de trois caractéristiques :
- Quantité de matière organique : Nous pouvons nous faire une idée de la quantité de matière organique d'après la couleur de la terre ; plus elle est foncée, plus il y a de matière organique. En plus de la quantité de matière organique, la biodiversité existante dans le sol est également importante, comme les micro-organismes, les vers, les champignons, etc., qui sont chargés de la transformer et de la rendre accessible aux plantes, agissant comme de véritables fertilisants naturels. Il serait donc conseillé d'éviter l'utilisation de pesticides qui détruiraient cette faune si précieuse.
- pH : représente l'alcalinité ou l'acidité du sol. Les valeurs optimales pour la culture se situent entre 5,5 et 7. Pour connaître le pH de notre sol, nous pouvons utiliser un pH-mètre ou le calculer avec des bandelettes de pH (pour cela, il faut dissoudre un peu de terre dans de l'eau et y insérer la bandelette, la teinte de couleur que la bandelette prend nous donne la valeur du pH en la comparant à l'échelle de couleurs indiquée sur le flacon du produit). Si le pH est très acide, nous procéderons au chaulage du sol, c'est-à-dire l'ajout de chaux (calcaires, gypse ou dolomies). Si le pH est très basique, nous apporterons une grande quantité de matière organique.
- Texture et structure : la texture d'un sol est la proportion dans laquelle se trouvent les principaux éléments qui composent la terre (sables, limons, argiles, matière organique). D'autre part, la quantité et la distribution de ces éléments nous indiqueront la structure du sol. Ces deux caractéristiques donnent naissance à d'autres comme la porosité, la densité ou la capacité de rétention d'eau et de nutriments.
Types de terre :
En général, il existe trois types de terre selon leurs agrégats : sableuses, franches et argileuses.
Terres sableuses :
Ces terres sont très meubles, on peut observer à l'œil nu les différents matériaux qui les composent, si on y ajoute de l'eau et qu'on frotte les doigts, on sentira la rugosité et on distinguera les différents types de sable, de plus, on remarquera qu'elles se saturent rapidement et qu'elles sèchent rapidement à l'air.
Elles sont faciles à travailler, mais retiennent très mal l'humidité et les nutriments (elles les perdent par lixiviation). Pour obtenir une terre meuble et capable de retenir l'humidité et les nutriments, on y apportera de la matière organique.
Terres franches :
Si les terres sont franches, nous avons de la chance. Ce sont les terres idéales pour le potager ou le jardin. Elles retiennent bien l'humidité sans se tasser, car elles intègrent de manière équilibrée l'argile, le sable, les limons et l'humus.
Terres argileuses :
Ce sol, en y ajoutant un peu d'eau, devient glissant et peut être pétri comme de la pâte à modeler, mais quand il sèche, il adhère un peu à la peau. Il retient beaucoup l'eau et met du temps à sécher.
Les terres argileuses sont plus difficiles à travailler. Elles se tassent avec la pluie ou l'eau d'irrigation et, lorsqu'elles sèchent, elles durcissent trop. Pour les travailler, il est conseillé d'y ajouter de la matière organique, car cela apportera plus de porosité et d'aération.
Avec de bonnes pratiques agricoles, en ajoutant régulièrement du compost et en utilisant des techniques de travail du sol, nous développerons une bonne structure, travaillerons avec un pH optimal et générerons une texture granulaire idéale pour notre culture.


