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Guide sur les Ravageurs et maladies du Potager

Guide sur les Ravageurs et maladies du Potager Avec l'arrivée du beau temps, les jours se rallongent et le soleil fait chanter les grillons. La plupart des insectes et maladies qui peuvent affecter nos plantes y trouvent les conditions parfaites pour vivre et se reproduire. Depuis toujours, l'homme a essayé d'éradiquer et de lutter contre les parasites et les maladies qui ont décimés ses cultures, une tâche qui n'était pas du tout facile, et qui pouvait avoir comme conséquence la perte de récoltes entières.


Aujourd'hui, nous avons suffisamment de connaissances sur la plupart des parasites, insectes, virus, champignons et bactéries qui peuvent affecter nos plantes, nous pouvons ainsi les gérer plus aisément. La première étape vers l'éradication des ravageurs est d'apprendre à les connaître et  de comprendre leurs caractéristiques et habitudes. Nous allons donc faire une liste des ravageurs et des maladies qui peuvent frapper le plus fréquemment notre jardin, afin de savoir comment les affronter dans le cas ou ils s'installent dans nos cultures.

Commençons par les PARASITES :

  • Puceron: Sûrement le parasite le plus connu. Il existe de nombreuses espèces différentes, mais toutes sont caractérisées par la présence d'un dard qui perfore les feuilles et les tiges des plantes pour se nourrir de leur sève. Il est fréquent que ceux ci s'associent avec les fourmis qui se nourrissent d'une substance sucrée sécrétées par les pucerons (mélasse), la présence de fourmis dans nos potagers peut donc être un signe très clair de la présence de pucerons ( voir «Les pucerons et les fourmis, une association fatale" article dans notre revue). En ce qui concerne les dommages qu'il peut causer, nous pouvons mettre en évidence la déformation ou l'enrôlement des pousses et des feuilles. Les cultures les plus fréquemment affectées par les pucerons sont les haricots, les choux, les pommes de terre, les pois et les raisins. Il existe de nombreuses méthodes de contrôle de ce ravageur, mais nous nous passerons des méthodes chimiques utilisant des pesticides de toute nature (après tout, nous sommes partisans de jardins bio), nous traiterons essentiellement de les combattre avec des remèdes faits maison et en ayant recours à leur prédateurs naturels. En ce qui concerne les remèdes naturels, nous pouvons souligner la pratique de la plantation tampon près de la culture concernée, il s'agit d'une plante dont l'odeur repousse et expulse. Quant aux ennemis naturels, nous pouvons mettre en évidence la coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata), insecte très facile à recueillir qui dévorera les pucerons dans un court laps de temps. Pour approfondir, lire « Comment combattre les pucerons "dans notre revue.


  • Aleurode: Très facilement reconnaissable par la couleur blanche qui lui est caractéristique. Ils sont généralement installés sur la surface inférieure (arrière) des feuilles, un grand nombre s'envole lorsque vous déplacez les feuilles à la main. Les dommages les plus courants sont souvent le jaunissement ainsi que la chute prématurée des feuilles, ceci à cause des nombreuses piqûres infligées par ces insectes. Les cultures les plus souvent affectées par les aleurodes sont, entre autres, la tomate, le haricot, le poivron, l'oignon, la courgette, les carottes et le chou. Parmi les méthodes les plus couramment utilisées en accord avec les principes écologiques, nous pouvons évoquer: 1) La plantation de romarin et / ou de basilic à proximité, ceux sont deux herbes dont le parfum repousse les aleurodes. 2) Le placement de pièges chromatiques, qui se composent de petites feuilles adhésives colorées qui attirent les aleurodes pour les y piéger. 3) L'utilisation de la méthode classique et écologique des ennemis naturels. Dans la nature, il y a des prédateurs naturels des mouches blanches, comme « Encarsia formosa » ou « Macrolophus caliginosus ». Pour en savoir plus, lire «Comment puis-je combattre l'aleurode" dans notre revue.

  • Araignée rouge: Aussi connues sous le nom scientifique « Tetranychus urticae ». Ceux sont de très petites araignées perceptibles à l'œil nu qui s'installent principalement sur la face inférieure des feuilles. Leurs dommages sont reconnaissables car ils se manifestent en l’apparition de taches ou points jaunes sur les feuilles. Si la maladie se développe elle peut provoquer l’assèchement et la tombée des feuilles. Les dégâts seront plus virulents si le climat est chaud et sec. Ce ravageur est très discret et affecte un grand nombre de cultures tels que les arbres fruitiers ou des plantes de jardins comme les pommes de terre, les haricots, les courges ou les amandes. En ce qui concerne le contrôle de ce ravageur, le mieux à faire est de couper les zones touchées et de cueillir les mauvaises herbes environnantes. Nous vous recommandons également, comme toujours, la méthode de contrôle écologique et respectueuse de l'utilisation des ennemis naturels. Pour le contrôle des acariens, des solutions biologiques sont habituellement commercialisées à base d'acariens phytoséiide, des prédateurs voraces des œufs, larves et spécimens adultes d'araignée rouge. Pour en savoir plus sur cet acarien, lire "Comment combattre l'araignée rouge" dans notre revue.

  • Thrips: Ces insectes minuscules (1 à 2 mm de longueur) ressemblent à des perce-oreilles et attaquent la plante en la mordant. Leurs dommages sont facilement reconnaissables, parce que les fruits, les feuilles et les tiges touchées prennent une coloration grise-métallique très caractéristique. Ils peuvent également attaquer les fleurs. En général, ce ravageur n'est pas trop dangereux. Le plus gros problème qui lui est associé est la transmission d'une maladie virale assez grave, dont nous parlerons plus tard dans ce guide: la maladie bronzée de la tomate (TSWV). Le processus de transmission est très simple, le thrips mord la plante infectée, prenant possession du virus et le transmet en mordant une autre plante. Ainsi, les cultures les plus touchées par les thrips et les virus transmissibles sont la tomate, l'aubergine et les haricots. Pour le contrôle, nous recommandons de placer des pièges collants de couleur bleu par lesquels les thrips seront attirés et qui les piégeront lors du contact entre les deux. Si vous préférez traiter ces ravageurs avec la méthode des ennemis naturels, vos deux associés dans cette bataille seront ces deux acariens qui se nourrissent des larves de thrips : « Neoseiulus de barkerii » et « Amblyseius cucumeris ». Si vous avez besoin d'en savoir plus sur la façon de lutter contre les thrips, vous avez à votre disposition notre article "Comment combattre le thrips?".

  • Nématodes : Ce sont des vers microscopiques qui trouvent habitat parfait dans la plupart des sols, en particulier ceux avec une forte humidité. Par conséquent, ce sont des parasites très présents dans les vergers. En ce qui concerne les dommages qu'ils causent, il faut souligner qu'ils attaquent principalement les racines des plantes pour s'en nourrir. Lorsqu'ils sont en grand nombre, ils peuvent tuer la plante. Il n'est pas facile de détecter une infection par les nématodes car les symptômes qu'ils produisent sont tout à fait semblables à ceux que pourraient produire le manque d'eau ou de nutriments. En général, une chlorose marquée ou un très faible développement, sont un signe que les racines sont attaquées par des nématodes (si l'hypothèse de la sécheresse ou le manque de nutriments sont écartés). Parmi les cultures affectées, nous pouvons trouver toutes les plantes horticoles, comme l'aubergine, la pomme de terre ou l'oignon. La meilleure méthode de contrôle dans ce cas est la rotation des cultures, mais vous pouvez également planter de la sauge près de votre jardin, car c'est l'une des rares plantes qui garde à l'écart ces parasites.

Une fois les principaux insectes ravageurs qui peuvent affecter notre jardin décrit, et après avoir mis en évidence les dégâts de base qu'ils causent et les méthodes de contrôle écologique les plus appropriées pour les combattre, nous passerons à un autre groupe de maladies causées par d'autres organismes tels que les champignons, les bactéries et les virus. Dans ce sous-groupe, nous allons commencer avec les maladies causées par des CHAMPIGNONS:

  • Oïdium: Ce nom est attribué à la fois à la maladie et au champignon qui le produit, celle ci se caractérise par la création d'une couche poudreuse ou cotonneuse de couleur blanchâtre et de forme étoilée sur les feuilles, mais aussi, parfois, sur les tiges. Les principales cultures horticoles susceptibles d'être attaquées par ce champignon sont: le concombre, la courgette, les melons et les raisins. Le contrôle de cette maladie de manière écologique se réalise par l'application d'infusion de prêle des champs sur les zones touchées. La prêle est un excellent fongicide. Pour approfondir vos connaissances sur les remèdes possibles contre l'oïdium, lire "Remèdes pour l'oïdium" dans notre revue.

  • Mildiou: Bien connu par son nom scientifique, « Phytophthora infestans ». Les symptômes sont facilement reconnaissables, notamment le fait de causer des taches de couleurs passant du vert au jaune sur les feuilles, les tiges et les fruits touchés. Les cultures souvent touchées par ce champignon sont, entre autres: la pomme de terre, la tomate et le poivron. En ce qui concerne le contrôle, nous pouvons mettre en évidence, comme dans le cas précédent, le traitement par l'infusion de prêle des champs. Mais en plus de ce traitement, nous recommandons d'associer un champignon antagoniste à de nombreux champignons pathogènes, y compris ceux qui sont à l'origine du mildiou. Son nom est le « Trichoderma harzianum », c'est un champignon qui est aujourd'hui très commercialisé. Si vous souhaitez en savoir plus sur le mildiou, lire "Remèdes pour mildiou" extrait de notre revue.

  • Fumagine: C'est un champignon associé à la mélasse, la substance sucrée qui est, comme mentionné plus tôt, secrétée par les pucerons et les aleurodes. Ce champignon est facilement reconnaissable par l'apparition d'une couche de poudre noirâtre couvrant les feuilles, les tiges et les fruits. Les dommages sont directement liés à cette couche sur les feuilles qui, étant ainsi couvertes, ne pourront plus assurer correctement leur fonction photosynthétique, ce qui se traduira par une perte de vigueur générale et donc une perte de production. Certaines des cultures sensibles au fumagine sont: les pommes de terre, les pois, le chou, l'oignon, les courgettes ou les poivrons. Les méthodes de contrôle les plus efficaces contre ce champignon sont les même que celles mentionnées dans la section précédente contre les pucerons et les aleurodes.

  • Rouille : L'identification de ce champignon est facile, car son infection est caractérisée par l'apparition d'une série de pustules rouges sur les faces inférieures des feuilles. Les feuilles les plus touchées finissent par tomber. Les cultures les plus souvent attaquées par ce champignon sont les haricots et les pois. Concernant le contrôle, on se doit de répéter le traitement par infusion de prêle, qui, comme indiqué plus haut, est un antifongique à l'efficacité extraordinaire.



Nous continuerons avec les maladies causées par des BACTÉRIES, qui sont généralement reconnaissables à  la moisissure qu'elles produisent, bien que chacun d'eux provoque des symptômes plus ou moins identifiables et uniques.

  • Erwinia : Se manifeste en premier par l'apparition d'une tache humide sur la surface du fruit. Dans les stades plus avancés de l'infection, les tâches s’agrandissent, chiffonnant les fruits et les pourrissant complètement. Ces derniers finissent par se transformer en une masse molle et aqueuse dégageant des odeurs très désagréables. Chez les plantes produisant des tubercules (par exemple les pommes de terre) le fruit prend une consistance pâteuse. Elle affecte de nombreuses cultures horticoles, parmi lesquels nous pouvons citer la pomme de terre ou le poivron. Pour ce qui est des méthodes de contrôle, on peut citer la rotation des cultures et le fait d'éviter l'irrigation par aspersion, car cette technique d'irrigation augmente considérablement la probabilité que les plantes contractent tout types de maladies, en particulier des maladies bactériennes et fongiques.

  • Chancre bactérien: Une maladie causée par des bactéries du genre « Clavibacter » qui ont la caractéristique de produire des taches allongées sur les tiges et les bourgeons et des tâches circulaires similaires à des yeux sur les fruits. Le symptôme le plus identifiable de cette maladie est l'apparition de ces «yeux» sur les fruits. De nombreuses cultures sont sensibles à l'infection par cette bactérie, mais nous allons mettre les deux les plus importantes en évidence: le poivron et la tomate. Concernant le contrôle, comme pour le cas précédent et pour beaucoup d'autres maladies bactériennes, la méthode la plus efficace sera la prévention. Une méthode de prévention qui n'a pas été mentionnée pour la Erwinia, pourrait être le fait d'éviter les blessures et les coupures profondes dans les plants pendant le labourage ou la taille, car c'est via ces plaies que les bactéries entrent.

  • Tâche foliaire bactérienne des cucurbitacées: Cette maladie est causée par la bactérie « Pseudomonas syringae », et est caractérisée par l'apparition, d'abord, de petites lésions de consistance aqueuse sur les bords des feuilles, pour se manifester plus tard comme des taches véritables qui assécheront la feuille à travers leurs nervures ce qui finit par désagréger les feuilles. Comme son nom l'indique, elle affecte principalement les cucurbitacées, à savoir des cultures comme le concombre, la citrouille, les courgettes ou les melons. Vous pouvez contrôler ou plutôt, prévenir ce champignon en évitant l’excès d'humidité (sans affecter la plante en question) ou en retirant les plantes touchées dés que vous remarquez les premiers symptômes, afin d'éviter la transmission.

Enfin, nous mettrons en évidence quelques-unes des maladies causées par les VIRUS les plus susceptibles d'affecter votre jardin:

  • Virus de la maladie bronzée (TSWV): Une maladie causée par un tospovirus dont les principaux symptômes sur les plantes infectées sont l'apparition de tâches rondes sur les feuilles et les fruits, donnant l'impression que le fruit se décolore. Les cultures qui y sont le plus sensibles sont le concombre et la tomate. La méthode de prévention consiste à contrôler son vecteur, à savoir l'insecte qui transmet ce virus, le thrips.

  • Virus de la mosaïque de la tomate: Son identification est très simple puisqu'il produit des tâches très caractéristiques sur les feuilles de tomates qui rappellent une mosaïque de tons verts, d'où son nom. Les cultures touchées par ce virus sont le poivron et la tomate. La rotation des cultures ainsi que le lavage consciencieux des main avec eau et savon avant de manipuler les plantes sont les principaux moyen de prévention et de contrôle contre cette maladie.

  • Virus Y de la pomme de terre: Son principal symptôme est l'apparition d'une couleur noirâtre dans les nervures des feuilles, ce qui affecte indirectement le développement des tubercules à cause du défaut de photosynthèse qui en découle. En plus de la pomme de terre, ce virus affecte aussi la tomate et le concombre. Comme méthode de contrôle, il faut souligner l'élimination des mauvaises herbes et des pucerons ainsi que l’élimination des plantes affectées.

Comme conclusion, maintenant que vous avez certaines connaissances sur les différents ravageurs et maladies qui peuvent menacer notre potager, j'aimerais souligner un dernier point : un nuisible doit seulement être éradiqué si il affecte vos cultures. Vous devez garder à l'esprit que, dans un potager écologique, il est tout à fait naturel que des insectes et tous types de faune fassent leur apparition. Normalement, vous vous rendrez compte vous même de s'il s'agit d'une infestation ou non, si c'est effectivement le cas, vous aurez affaire à une grande population du nuisible en question et vous vous rendrez compte que le croissance végétale n'est pas normale. J'insiste sur le fait qu'avoir des insectes dans son potager ne veut pas dire que nous avons affaire à une infestation et si nos cultures ne se trouve pas affectées, il n'y a pas matière à intervenir avec précipitation. En fin de compte, la nature est savante et en général, tout s'autorégule (jusqu'à un certain point, bien évidemment).

Pour finir, comme toujours, rappelez vous que le meilleur maître est votre propre expérience, vous devez traiter ce guide comme une simple aide dans votre chemin de cultivateur. Vous avez à votre disposition les articles de notre revue en rapport avec les ravageurs et les maladies du jardin et leur contrôle. Bonnes chances avec les bestioles et courage !

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